Les stimulateurs de défenses naturelles des plantes (SDN ou SDP) sont une catégorie de substances capables d’activer ou d’induire des mécanismes de défenses naturelles chez les végétaux contre les champignons et les bactéries mais n’ont en général pas d’effet biocide direct. Ces substances simulent une attaque fongique ou bactérienne, ou font réagir le système de défense de la plante, de telle sorte qu’elle puisse réagir plus rapidement lors d’une attaque. Mais elles ne se suffisent pas à elles seules et sont généralement couplées aux traitements.
Un SDN diffère d’un biostimulant qui, quant à lui, aide la plante à lutter contre un stress abiotique (stress thermique ou hydrique par exemple) et non un agent pathogène.
2.4.4.a.b Les éliciteurs et stimulateurs de défenses naturelles
L’origine des stimulateurs de défenses naturelles
Les SDN peuvent être d’origine naturelle : c’est le cas de certains extraits de plantes, d’algues, de complexes d’oligosaccharides et de chitosan COS-OGA ou encore de certaines bactéries. Certains SDN sont considérés comme des méthodes de biocontrôle, c’est le cas notamment de plusieurs souches de bactéries Bacillus utilisées pour lutter contre l’oïdium et la pourriture grise (Botrytis).
Types de SDN et principe actif | Origine | Cible |
---|---|---|
Plantes (Extrait de fenugrec) | Naturelle | Oïdium |
Algues (Laminarine) | Naturelle | Oïdium |
Parois de levures | Naturelle | Mildiou, Oïdium et Botrytis |
COS-OGA (cocktail d’oligosaccharides) | Naturelle | Mildiou et Oïdium |
Bactérie bacillus (subtilis, amyloliquefaciens…) | Naturelle | Oïdium et Botrytis |
Le mode d’action des SDN
Un SDN éliciteur permet à la plante de déclencher directement après application ses mécanismes de défense. Qu’elle soit infectée ou non, la plante est dans un système de défense constant.
Un SDN potentialisateur ne déclenche le système de défense de la plante qu’en présence du pathogène. L’application de la substance « met en garde » la plante dans un premier temps, puis, la réponse de la plante par le déclenchement de ses mécanismes de défense survient rapidement après l’attaque d’un pathogène.